Le grand amour t'fait changer forcément de compartiment
Siège, couloir ou contre la vitre, il faut trouver la bonne place
Dans les premiers kilomètres tu n'as d'yeux que pour son visage
Tu calcules pas derrière la fenêtre le défilé des paysages
Tu te sens vivant, tu te sens léger, tu ne vois pas passer l'heure
T'es tellement bien que t'as presque envie d'embrasser le contrôleur
Et le train ralentit, c'est déjà la fin de ton voyage
Frustré et en rage tu n'as pas eu le temps d'apprendre son nom
Tu descents sans rien dire...vivement le prochain voyage
Il y a ceux pour qui les trains sont toujours en grève
Et leurs histoires d'amour n'existent que dans leurs rêves
Et y a ceux qui foncent dans le premier train, sans faire attention
Mais forcément ils descendront déçus à la prochaine station

